Au dodo!
Comment ça va?

Je ne sais pas pour vous, mais moi, c'est toujours pareil, quand tout marche, je considère que c'est normal, et dès que ça dysfonctionne, je perds les pédales!
Pendant plusieurs semaines, je me suis réveillée à 3h15 du matin.
Pas à 2h, pas à 4h. 3h15. Les yeux grands ouverts, aucune raison valable d'être éveillée, et très envie de démarrer la journée.
Le cerveau déjà en train de dresser une liste, de rejouer une conversation, d'anticiper quelque chose. Au début, j'ai cherché une explication logique. Un dîner trop lourd? Un stress quelconque? Mais non. C'était régulier, précis, presque mécanique. 3h15. Bonjour!
Spoiler, c'est hormonal, évidemment...
Ce qui se passe vraiment
Quand la progestérone baisse — ce qui commence bien avant la ménopause, parfois dès 35 ans — elle emmène avec elle son effet naturellement sédatif. La progestérone, c'est un peu notre valium intérieur. Moins on en a, plus le sommeil devient léger, fragmenté, capricieux.
Et vers 3h du matin, le cortisol commence sa montée naturelle pour préparer le réveil. Chez une femme dont les hormones sont équilibrées, ça se passe en douceur. Chez nous, en périménopause, cette montée peut être trop brusque, trop tôt — et hop, yeux ouverts.
Ce n'est pas de l'anxiété. Ce n'est pas de l'insomnie au sens classique. C'est hormonal.
Il y a aussi quelque chose que la médecine chinoise observe depuis des millénaires : entre 1h et 3h du matin, le foie est à son pic d'activité. Il filtre, il trie, il élimine. Et notamment — la médecine occidentale le confirme — il métabolise les œstrogènes pour les évacuer.
Un foie surchargé, ce sont des œstrogènes qui recirculent au lieu d'être éliminés. L'équilibre hormonal s'en ressent. Le sommeil aussi. Ce n'est pas une coïncidence si ces réveils sont si fréquents en périménopause.
Ce que je fais quand le cerveau refuse de se taire
Déjà, je ne regarde pas l'heure. Ça paraît tout bête mais ça empêche d'entrer dans une espèce de spirale de stress de "ouhlala l'horreur, il ne me reste plus que 3h/2h30/2h de sommeil, je ne vais pas tenir demain etc". qui ne fait que repousser le moment du l'endormissement. Ensuite, je me rassure en pensant à tous ces gens qui repoussent leurs limites en faisant un jeûne de 3 semaines, des trails sans dormir pendant 48h.. et je me dis que le corps est fort, et parfaitement capable d'assurer une journée précédée d'une nuit un peu plus chaotique que d'habitude.
Deuxième technique, je respire. Je sais que la respiration recommandée dans ce cas est 4/7/8 (j'inspire sur 4 temps, je reste en apnée sur 7, et j'expire sur 8). Mais cette technique ne marche pas pour moi. En yoga les rétentions poumons pleins (kumbhaka) font plutôt monter l'énergie. Je préfère une respiration carrée (inspire sur 4, retiens sur 4, expire sur 4, retiens sur 4) dans laquelle je suis très confortable, et qui est équilibrante, ou tout simplement samavritti, l'inspire et l'expire de même durée (inspire sur 4, expire sur 4), et j'essaie progressivement d'allonger un peu l'expire.
Ça ne suffit pas? Je dépose tout ce qui s'agite, toute ma to do que j'ai déjà envie d'attaquer dans un joli dossier imaginaire — je visualise vraiment le dossier — et je me dis qu'il sera là demain matin, intact, que ça ne sert vraiment à rien d'y penser maintenant.
Enfin, je refais ma journée à l'envers, c'est excellent pour travailler sa mémoire. En réalité, ça m'endort 🤣. Je suis rarement arrivée au matin.
Bien sûr, il y a aussi tout le travail de fond que je fais via ma pratique de yoga, qui aide à l'harmonisation des hormones, à la gestion du cortisol et du mental.
Pour prendre soin de son foie, j'en ai déjà parlé ici, donc je ne m'étendrai pas sauf si vous voulez que j'en reparle. Juste 3 gestes simples : manger des crucifères régulièrement (brocoli, chou, chou de Bruxelles — leur action sur la détox hépatique des œstrogènes est documentée), soigner son transit (les œstrogènes non éliminés sont réabsorbés par l'intestin), et les torsions en yoga, parce qu'elles massent mécaniquement les organes digestifs et relancent l'élimination.
Et vous, est-ce que vous connaissez ces nuits-là ? Que faites-vous quand le cerveau refuse de se taire ?
Vous pouvez répondre directement à cet email, j'adore ces échanges :-)





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