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Je pars jeûner une semaine

il y a 2 heures
3 min de lecture

Quand vous recevrez cet email, {first_name}, je serai dans le train, en route pour le sud de la France.


Après moult réflexions, je me suis enfin décidée.

C'est quelque chose qui m'attire depuis longtemps. Dans ma pratique du yoga, le jeûne a toute sa place, mes profs et amis yogis m'en parlent depuis des années comme d'une expérience profonde, presque initiatique. J'ai déjà jeûné quatre jours, et cette fois j'ai envie d'aller plus loin, d'aller voir ce qui se passe quand on tient une semaine.


Disclaimer important : si je vous écris tout ça, ce n'est pas pour vous pousser à faire un jeûne. C'est juste pour partager mon expérience, si comme moi, c'est quelque chose qui vous titille.

Il y a d'ailleurs des contre-indications claires. Entre autres : en cas de diabète, si vous prenez certains traitements, si vous êtes en sous-poids, ou si vous avez, ou avez eu, un rapport compliqué à la nourriture.


Pourquoi le jeûne intéresse tant

On lui prête beaucoup de bienfaits, et je trouve que le plus fascinant, c'est l'autophagie, ce mécanisme par lequel nos cellules font le ménage, dégradent et recyclent leurs propres déchets. C'est un processus de nettoyage interne que le jeûne, la mono-diète ou la détox peuvent activer. Ce n'est pas une lubie de bien-être : la compréhension de ce mécanisme a valu au biologiste japonais Yoshinori Ohsumi le prix Nobel de médecine en 2016.

La recherche explore même le jeûne court avant une chimiothérapie, avec l'idée de protéger les cellules saines des effets du traitement. Les premiers résultats sont encourageants, on attend la suite.

Au-delà de la science, beaucoup de praticiens plaident pour ses effets sur l'énergie, la clarté mentale, le sommeil, la digestion. Si le sujet vous intéresse, je vous recommande vivement ce podcast, avec la docteure Françoise Wilhelmi de Toledo, qui vient de nous quitter et qui en parle avec beaucoup de précision et d'enthousiasme.

Par ailleurs, il y a plein de façons de jeûner. Le jeûne Buchinger, d'abord, à base de bouillons de légumes, de jus et d'un peu de miel, qui apporte quelques centaines de calories par jour. Et les monodiètes, où l'on ne mange qu'un seul aliment sur toute la durée : du raisin, de la banane, du riz, des légumes.

Mais le plus intéressant, c'est ce que toutes ces approches déclenchent dans le corps : ce qu'on appelle la bascule énergétique.

Normalement, on carbure au glucose, le sucre qu'on tire de ce qu'on mange, surtout des glucides (pain, pâtes, féculents). Quand on arrête de manger, au bout de quelques heures, les réserves de sucre s'épuisent. Le corps doit alors trouver un autre carburant. Et là, il bascule : il se met à puiser dans ses graisses, que le foie transforme en corps cétoniques, une énergie propre que même le cerveau sait très bien utiliser. Cet état, on l'appelle la cétose.

C'est pour ça que je vous parlais d'autophagie juste avant. C'est justement quand le corps passe en mode jeûne, privé de son sucre facile, qu'il enclenche plus fort ce grand ménage intérieur. Se nourrir autrement et se réparer du dedans, les deux avancent main dans la main.


Pourquoi j'y vais

A vrai dire, mon envie réelle était de faire un break, de nager dans la Méditerranée, de lire. Les deux envies se sont télescopées lorsque j'ai découvert l'existence de ce centre, posé sur une crique près de Marseille. On m'aurait proposé d'aller dans le Vercors et de ne pas manger une semaine, pas sûre que j'aurais dit oui 😂

J'ai la chance de ne pas avoir de maladie à traiter, j'y vais surtout pour faire une pause, explorer la notion de manque, profiter de l'énergie et de la clarté mentale que le jeûne apporte parfois, m'alléger, réfléchir à la suite...


Ce n'est pas trop mon truc, mais je vais essayer de vous raconter tout ça au jour le jour sur Instagram. Si vous avez envie de vivre l'aventure avec moi, de loin, venez m'y retrouver, ça me tiendra compagnie 😊


Prenez soin de vous.


Love,Olivia


 
 
 

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