Dry january or not dry january?

Jusqu'à mes trente ans, je ne buvais pas une goutte d'alcool.
Pas par principe, juste parce que ça ne m'intéressait pas vraiment, je n'avais pas le goût pour ça. Et puis à force de dîners durant lesquels mon refus de boire du vin soulevait des questions et des discussions complètement excessives et prévisibles, j'ai accepté qu'on remplisse mon verre. Evidemment, (la chair est faible🤪), comme je l'avais devant moi, je trempais mes lèvres. Et petit à petit, je me suis mise à aimer certains vins rouges.
Je vous rassure, ma consommation reste très limitée. Je bois max max 2 verres si j'ai un dîner avec des copains, et pas tous les dîners.
Ces derniers temps, j'ai remarqué que presque systématiquement, même avec des mini verres, j'avais une nuit pourrie.
Réveil à 3h du matin, impossible de me rendormir, et le lendemain, cette fatigue sourde qui traîne toute la journée. Au début, je mettais ça sur le compte du stress, de la période chargée... Mais j'ai fini par faire le lien.
Et en creusant le sujet (parce que quand quelque chose cloche dans mon corps, j'aime bien comprendre), j'ai découvert pourquoi l'alcool et les femmes de 40+ ne font vraiment pas bon ménage.
Ce qui se passe dans votre corps après 40 ans
D'abord, notre métabolisme change. On produit moins d'enzymes pour dégrader l'alcool, et notre foie met plus de temps à l'éliminer. Résultat : même une petite quantité reste plus longtemps dans notre organisme
Mais le plus problématique, c'est l'impact sur nos hormones déjà chahutées par la pré-ménopause.
Le cocktail explosif alcool + cortisol
L'alcool fait grimper votre cortisol, cette hormone du stress qui devrait normalement baisser le soir pour vous permettre de vous endormir paisiblement. En pré-ménopause, notre système hormonal est déjà déstabilisé, et l'alcool vient ajouter du chaos à ce déséquilibre.
Résultat : vous vous endormez peut-être plus facilement (l'alcool a un effet sédatif), mais votre sommeil devient fragmenté, moins réparateur. Votre corps reste en mode "alerte" au lieu de passer en mode "récupération".
Et puis il y a l'effet rebond. Vers 3-4h du matin, quand l'alcool est métabolisé, votre système nerveux se "réveille" brutalement avec un pic de cortisol. C'est exactement ce qui m'arrivait : réveil en sursaut, impossible de me rendormir, l'esprit qui s'emballe.
Pourquoi c'est pire en pré-ménopause
Notre système de gestion du stress (l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, pour les intimes) est déjà fragilisé par les fluctuations hormonales. Chaque verre d'alcool vient surcharger ce système déjà à bout de souffle.
Il y a aussi l'effet sur le métabolisme
Est ce que vous saviez que le corps traite l'alcool comme un poison à évacuer rapidement? L'alcool a une "priorité métabolique absolue". Dès que vous buvez, votre métabolisme met la combustion des graisses complètement en pause - pendant 12 à 36h selon la quantité - pour se concentrer uniquement sur l'élimination de l'alcool.
Concrètement ? Pendant que votre foie s'acharne à détoxifier, il ne brûle plus aucune graisse. Pire, il en produit même de nouvelles. C'est pour ça que même avec une alimentation équilibrée, perdre du poids devient mission impossible quand on boit régulièrement.
Ce que j'ai décidé de faire
Plutôt que de culpabiliser ou de me priver totalement, j'ai choisi l'expérimentation consciente.
J'aime trop mes nuits sereines, mon énergie du lendemain intacte. Pas de fatigue sourde qui traîne, pas de brouillard mental.
Maintenant, quand je choisis de boire un verre, je le fais en connaissance de cause. Je sais que ma nuit ne sera pas optimale, alors je m'organise : pas de cours tôt le lendemain, pas de choses trop importantes prévues.
Mes stratégies quand je bois quand même
Je bois beaucoup d'eau entre les verres (l'alcool déshydrate et aggrave les réveils nocturnes)
J'arrête au moins 3h avant le coucher (pour laisser le temps au métabolisme)
Je prends du magnésium avant de dormir (il aide à réguler le cortisol)
Le lendemain, je fais une séance de yoga douce pour aider mon système nerveux à se rééquilibrer
Et vous, avez-vous remarqué ?
Peut-être que vous aussi, vous avez mis sur le compte du stress ou de l'âge ces réveils nocturnes, cette fatigue du lendemain. Peut-être que vous n'avez jamais fait le lien avec ce petit verre de vin du dîner.
Dry january or not dry january?
Je pense donc que c'est une bonne idée de faire une pause de temps en temps, ne serait-ce que pour avoir le temps d'observer les mieux-être liés à l'arrêt de l'alcool. Sauf si c'est pour, comme le font certains de mes amis, se rattraper * 2 le 2 février! Auquel cas peut-être vaut-il mieux chercher à diminuer sa consommation de façon régulière, tout au long de l'année.
Je vous propose un petit défi pour janvier : observez. Notez la qualité de votre sommeil les soirs où vous buvez versus les soirs où vous ne buvez pas. Votre corps vous dira tout.
Parce qu'après 40 ans, chaque nuit de sommeil compte. Et nous méritons toutes de nous réveiller en forme.





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