En fait-on trop avec la ménopause?
Comment ça va ?

Vous avez été quelques-unes à répondre à ma dernière newsletter sur les réveils nocturnes, merci beaucoup, je trouve ça trop sympa!
Je dois dire que l’une d’elles m'a interpellée.
Marie-Cécile m'a partagé ses propres techniques de rendormissement (très intéressantes — les yeux qui tombent dans les orbites, j'essaie ce soir), et puis elle a glissé cette question, qui me titille aussi :
"Ne nous en demanderions-nous pas trop ? Ne gagnerions-nous pas à nous lâcher un peu la grappe ?"
Elle observait que sa mère, ses tantes avaient traversé la ménopause sans supplémentation, sans protocole, sans podcast dédié, sans coach ménopause — et plutôt tranquillement. Et que nous, première génération à vouloir "rester en forme le plus longtemps possible", on s'épuise peut-être à
En fait ce que je trouve triste, c’est que l'injonction à la performance ne s'arrête pas à la ménopause, elle se recycle.
Rester mince, rester efficace, rester désirable, ça ne s’arrête jamais!!
On sait à quel point les femmes toute leur vie doivent cocher toutes les cases, et bien ça continue! Avec notamment l’image d’égéries ménopauses qui « vieillissent bien » parce qu’en réalité elles ne vieillissent pas.
Et puis, rester jeune— pour qui, au final ? Il y a quelque chose de profondément libérateur dans l'idée de poser ce fardeau-là.
Cela dit, je fais une grande différence entre lâcher les injonctions extérieures et ignorer ce qui se passe dans son corps.
La mère de Marie-Cécile n'avait peut-être pas de bouffées de chaleur invalidantes. Ou elle les a endurées en silence parce que c'était « normal », ou tabou, ou avilissant, ou honteux. Ou son mode de vie — moins de stress chronique, moins de perturbateurs endocriniens, plus de mouvement naturel — lui offrait une protection qu'on n'a plus vraiment. On ne sait pas.
Je rappelle les chiffres : pour 25% des femmes environ, la ménopause se passera plutôt bien, certaines ne vont même pas se rendre compte qu’elles le sont, pour 25% ce sera la tempête hormonale, certaines disent "l'enfer sur terre" et pour 50% des femmes, ce sera un entre deux, avec quelques symptômes.
Ce qu'on sait, c'est que les symptômes de la périménopause sont des signaux. Et s'informer pour y répondre, ce n'est pas résister au vieillissement — c'est choisir comment on le traverse.
Pour moi, la vraie question n'est pas "vieillir ou ne pas vieillir".
C'est : vieillir comment ? Avec quelles ressources, quelle lucidité, quelle liberté de choix ?
Certaines femmes choisiront la supplémentation hormonale — et elles ont toutes les raisons du monde de le faire. D'autres choisiront le yoga, l'alimentation, les plantes. D'autres les deux. Ce qui compte, c'est que ce soit un choix éclairé — pas une résignation, pas une injonction.
C'est exactement pour ça que j'organise les Rencontres de la Pré/Ménopause pour la deuxième année consécutive, du 1er au 5 juin. Plus de 20 experts — gynécologues, nutritionnistes, sexothérapeutes, — qui vous donnent les clés pour décider par vous-même. Pas de dogme, pas de méthode unique. De l'information, pour agir comme vous le souhaitez.
Les inscriptions ouvrent le 16 mai. Je vous en reparle très vite.
En attendant, je serais curieuse de savoir : vous, vous êtes où sur ce spectre — plutôt "lâcher prise" ou plutôt "s'informer pour agir" ? Les deux à la fois ?
Répondez-moi directement, ces échanges nourrissent vraiment ma réflexion — et parfois, comme cette semaine, ils font la newsletter :-)
Prenez soin de vous,
Et bon lundi de Pâques!!





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