top of page
Rechercher

Métabolisme en berne ? Ce n'est pas (que) la faute à la ménopause

21 sept.
3 min de lecture

La vie est belle?


L'autre jour, ma fille faisait défiler les jours sur l'app Santé de son téléphone : 20000, 17000, 32000 (!) , 25 000 pas.

En une journée.

Normal, me dit-elle — elle marche pour aller à l'école, retrouver ses copains au café après, elle sort le soir, danse toute la nuit parfois, monte les escaliers sans y penser...

Alors que moi, pour atteindre mes 10 000 pas, je dois m'organiser😝 Prévoir, appeler une copine, décider de sortir marcher.


Ça m'a fait réfléchir. J'ai pensé : à son âge, je faisais pareil. Sans compter, sans effort. Qu'est-ce qui a changé ?


La réponse n'est pas celle qu'on croit

La ménopause ralentit le métabolisme — c'est réel. Mais bien moins qu'on ne le dit. Une étude majeure publiée dans Science en 2021, sur plus de 6 400 personnes, a établi quelque chose de surprenant : le métabolisme de base reste stable de 20 à 60 ans. Il ne commence à décliner significativement qu'après 60 ans.

Ce que la ménopause change concrètement : une dépense de 100 à 200 kcal de moins par jour. L'équivalent de 2 yaourts. Attention, c'est bien réel sur le long terme, ça finit par représenter 5 à 8 kg en quelques années si on ne change rien, mais ce n'est pas le gouffre qu'on imagine.

Alors pourquoi on grossit quand même ?


Le vrai coupable : le mouvement qu'on ne fait plus

Il existe un concept peu connu appelé la NEAT — toute l'énergie dépensée hors sport : marcher, s'agiter, prendre les escaliers, se lever souvent. Les études montrent que les femmes ménopausées réduisent ce mouvement spontané d'environ 130 kcal par jour — pas par manque de volonté, mais parce que les œstrogènes activent des neurones dans l'hypothalamus qui donnent littéralement envie de bouger. Moins d'œstrogènes, moins de signaux d'activation, moins de mouvement — sans qu'on s'en rende compte.

À 20 ans, on marchait 20 000 pas sans y penser, on dansait jusqu'à 4h du matin, on ne prenait pas de taxi parce qu'on n'en avait pas les moyens. Ce n'était pas que la jeunesse — c'était aussi les hormones qui poussaient au mouvement.

Il y a aussi la masse musculaire, qui diminue de 3 à 8% par décennie dès 40 ans. Le muscle brûle des calories au repos — moins de muscle, métabolisme plus lent. Et la redistribution des graisses : avant, les œstrogènes orientaient le stockage vers les hanches et les cuisses. Après, c'est le ventre. Même poids sur la balance, silhouette différente — ce qui crée l'impression d'avoir "grossi" sans avoir rien changé.


Ce qu'on peut faire

Récupérer de la NEAT en priorité : marcher plus, s'agiter plus, danser seule dans son salon, prendre les escaliers systématiquement, descendre une ou deux stations de métro avant. Pas besoin d'une salle de sport — juste retrouver un peu de ce mouvement spontané qu'on avait sans effort à 25 ans.


Donc oui, le corps change, mais ce serait dommage de se cacher derrière ces pseudo fatalités, pour se décourager et ne rien faire.


Et le muscle ? C'est le levier le plus puissant — et le plus sous-estimé. La semaine prochaine, j'aborde un sujet qui m'intéresse beaucoup : à l'heure où tout le monde parle de l'importance du renforcement musculaire, est-ce que le yoga, ou le Pilates musclent vraiment? La réponse va peut-être vous surprendre.


En tous cas, petit teaser, pour les prochaines Rencontres, je suis bien contente, Caroline de Blignières fera une conférence entière sur le métabolisme. On y verra plus clair!


Sinon, vous, vous avez l'impression que votre corps a changé de "mode" à un moment précis ? Ou c'est arrivé progressivement, sans que vous le voyiez venir ?



Prenez soin de vous,


Olivia


 
 
 

Commentaires


bottom of page